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Le canal d’Orléans pourrait-il devenir navigable, et être aménagé comme « une Loire à vélo bis » ?

vendredi 3 mars 2017, par Jacques ROMAIN

Publié le 02/03/2017 à 08h10 dans "La Nouvelle République"

Le canal d’Orléans pourrait-il devenir navigable, et être aménagé comme « une Loire à vélo bis » ? Le canal d’Orléans dispose de véritables atouts. Le département voudrait y créer une « vélo-route », et un collectif d’associations fait pression sur le conseil départemental pour qu’il rende navigable le canal entre Orléans et Châlette-sur-Loing. Conscient de l’intérêt touristique, il est prêt à investir, pourvu que l’État accepte une vente à un prix symbolique tenant compte des travaux déjà réalisés.

Rendre le canal navigable ?

Fin 2015, c’était niet. Hugues Saury, président du conseil départemental, avait enlevé de ses projets de mandature l’aménagement du canal démarré en 2005 pour le rendre navigable mais qui s’était enlisé : 80 millions d’euros qui devaient s’étaler jusqu’en 2020. Trop coûteux et trop risqué car l’attrait touristique pouvait être contrarié, l’été, par un niveau d’eau insuffisant pour permettre à des bateaux de croisière (de type L’Oussance) de rejoindre Orléans à Montargis. Mais un projet amendé, moins ambitieux, est bien à l’étude. Explications avec Marc Gaudet. À court terme : la gestion des crues. Des réparations lourdes sont urgentes sur plusieurs secteurs dont les berges menacent de s’effondrer, comme la cale à Girard à Chécy. « Il faut que la sécurité soit assurée pour les piétons et les propriétés riveraines. Il y en a pour plusieurs centaines de milliers d’euros ». Par ailleurs, à la suite des inondations de mai-juin, une étude sera à mener sur le fonctionnement des écluses, sur le curage des fossés (qui précipite l’écoulement) et les zones de dispersion d’eau en forêt d’Orléans…

À moyen terme : une voie verte de vélo route. Le chemin de halage entre Orléans et Montargis sera accessible aux vélos. De quoi rejoindre la véloroute Loing-Briare et donc le bassin parisien via la nouvelle Scandibérique (de Dordives au canal de Briare). « On va rentrer dans les phases d’estimation (plusieurs millions d’euros). Il va falloir fédérer avec des partenaires, voir la Région qui peut déclencher des fonds européens. Il n’est pas sûr que le chantier soit terminé dans ce mandat ».

À long terme : la navigabilité. Rendre le canal entier navigable nécessite de réparer les écluses et de l’approvisionner en eau. Le hic : le point haut en forêt d’Orléans (de Fay-aux-Loges à Châtenoy), ligne de partage des eaux entre le bassin Loire-Bretagne et le bassin-versant de la Seine. Conséquence : une hauteur d’eau insuffisante dans la partie centrale du canal (50-60 cm) pour faire naviguer des bateaux à fort tirant d’eau l’été. Un comité de pilotage (réuni pour la première fois il y a trois semaines avec les syndicats de rivière) étudie des solutions pour faire passer « des bateaux légers » : « On n’arrivera pas à faire des croisières même en mettant des millions d’euros mais garder une voie bleue, on sait le faire. Il peut y avoir une navigation touristique aux extrémités et des embarcations spécifiques et plus légères sur la partie centrale ». Les étangs de la forêt d’Orléans pourraient contribuer à l’alimentation en eau. L’office national de la forêt sera sollicité. Un projet sans notion de date, à effectuer en partenariat avec la Région et l’Europe.

Voir en ligne : Lire l’article de "La Nouvelle République"

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