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Leonhart : du fret lourd sur petit gabarit en Alsace

samedi 4 février 2017, par Jacques ROMAIN

L’entreprise de construction Leonhart a substitué avec succès le canal de la Marne au Rhin à la route pour l’acheminement de résidus sidérurgiques proches.

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© Leonhart

Même à côté du "grand" Rhin, le petit gabarit a de la ressource. Le canal de la Marne au Rhin réservé est devenu le vecteur d’une solution de fret qui économise pas moins de 4.000 poids lourds par an : le transport de laitiers (résidus) sidérurgiques entre Kehl à la frontière allemande et Brumath au nord de Strasbourg. La prestation concerne l’entreprise alsacienne de construction Leonhart, qui redistribue ces sortes de gros cailloux pour les concasser sur ses sites les plus proches de Brumath, afin de les réutiliser en sous-couches routières. Le volume varie de 30.000 à 50.000 tonnes selon les années. Cette matière provient de l’aciérie BSW située dans la zone portuaire de Kehl. "Après avoir remporté le marché, nous avons réfléchi rapidement à trouver une solution alternative à la route. L’interdiction du trafic de transit le long de l’avenue du Rhin à Strasbourg (instaurée en 2012, NDLR) a été décisive : le détour qui en résultait rend l’option fluviale moins chère", ajoute Lucien Modery, responsable Leonhart Recyclage.

"Péniche renforcée pour supporter près de 300 tonnes"

Le chargeur, le batelier et VNF ont uni leurs efforts pour la mettre en place. Un point essentiel a consisté à adapter, en fait à renforcer, la péniche Freycinet des années 1960 pour lui permettre de gagner quelques dizaines de tonnes de transport possibles. Le renfort de son fond et le doublement de ses côtés permettent de supporter un chargement jusqu’à 290 tonnes, générateur d’un enfoncement à 2,40 mètres. Avant de prendre le chemin du retour, le bateau a besoin de se charger de 150 tonnes d’eau pour atteindre le niveau d’enfoncement qui lui permettant de passer les ponts bas du parcours. La navette fonctionne au rythme de cinq liaisons par semaine, sur une longueur de 20 km plus loin, en passant par le port de Strasbourg. "Il faut compter 8 à 9 heures de transport et un total de 11 heures avec le chargement/déchargement. Ce n’est pas un problème", ajoute Lucien Modery.

par Mathieu Noyer

Paru le Mercredi 1 Février 2017 dans "L’Antenne, les transports au quotidien"

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