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Le musée de la batellerie entre vin, faune et flore.

jeudi 23 juin 2016, par Jacques ROMAIN

Port Sainte Foy. Situé au bord de la Dordogne, le musée de la Dordogne Batelière et des milieux naturels protège, entre autres, tous les secrets du commerce pratiqué à une époque sur la rivière.

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Port Sainte Foy
Des courpets descendaient la Dordogne depuis Argentat jusqu’à Port Sainte Foy.

Le musée, installé dans un bâtiment qui appartenait à un négociant en vin du XVIII° XIX° siècle, existe depuis 1986 et se trouve au bord de la rivière depuis 1996. Son fondateur est Jacques Reix, le maire de la ville. Yalick Dumont en est le secrétaire depuis 2013.

Le musée est constitué de deux parties. Une première dédiée à l’histoire de la Dordogne batelière, à la partie géologie, aux moyens de pêche utilisés, aux poissons et oiseaux qui fréquentent la Dordogne et ses abords. La deuxième partie est consacrée au vin, à sa vinification, aux vieux outils ainsi qu’à la fabrication des tonneaux.

La première pièce renferme des vitrines avec des maquettes de bateaux, comme celle de la dernière gabarre qui a circulé en 1937 sur la rivière, des historiques et des vestiges de la batellerie. Yalick, le gardien des lieux, présente avec passion, le trafic dense de bateaux qui existait.

Un outil pédagogique

« Jusqu’au milieu du XIX° siècle, des courpets descendaient la Dordogne depuis Argentat jusqu’à Port Sainte Foy et transportaient des piquets pour la vigne, le bois pour les tonneaux, des châtaignes, des pierres pour les meules. La Dordogne était très accidentée et cela ne se faisait pas sans risque. Les hommes étaient trois par embarcation. Ils naviguaient trois mois dans l’année, à l’automne et au printemps quand les eaux étaient assez hautes pour le permettre. Arrivé à Port Sainte Foy, le courpet était entièrement vidé et vendu car il ne pouvait pas remonter la rivière. Les gabarriers, eux, la remontaient à pied pour rentrer chez eux. Les gabarres, quant à elles, étaient chargées de vin et descendaient jusqu’à Libourne, voire Bordeaux, profitant du courant. Elles parvenaient à remonter jusqu’à Castillon, puis bénéficiaient du halage avec les bœufs pour rentrer et rapporter du sel, des produits manufacturés, des épices, issus du commerce triangulaire. Cela a duré ainsi jusqu’à l’utilisation du chemin de fer. »

Le musée, véritable outil pédagogique, est ouvert au public.

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