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Le fret reprend sur le pont-canal de Briare

mercredi 27 mai 2015, par Jacques ROMAIN

Le passage de ce bateau acheminant du sable vers la région parisienne est, sans nul doute, un signe de la reprise du transport fluvial.

Une péniche parcourant le pont-canal : rien de bien extraordinaire si ce n’est que, jeudi matin, elle était chargée de sable. Un signe avant-coureur de la reprise du transport fluvial. Jusqu’au début des années 1980, chaque année, environ 2.000 bateaux chargés de marchandises circulaient sur le pont-canal. Puis, l’activité a été délaissée, avant d’être interrompue ces dernières années.

Jeudi, la péniche au gabarit Freycinet (*), répondant au doux nom de Sunny, a parcouru le pont-canal vers 10 heures, transportant 245 tonnes de sable. Ce gravier, provenant de la carrière de Cours-les-Barres (Cher), était acheminé à Marolles-en-Brie (Val-de-Marne).

La péniche était déjà passée en sens inverse, quelques jours auparavant, ramenant le même tonnage de terre, provenant de région parisienne.

Plus écologique et plus économique

Ces matériaux inertes servent à réaménager la sablière de Cours-les-Barres au fur et à mesure de l’exploitation. Ce système de « double fret » est, selon Gilles Morini qui dirige le groupe Agrégats du Centre depuis 1997 (lire l’encadré ci-contre), « beaucoup plus écologique et légèrement plus économique que le transport par camion ».

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Le transport fluvial permet de diminuer le nombre de camions sur les routes. - Guillard Bernard

La péniche Sunny devait arriver à Briare vers 22 heures, mercredi soir. Mais elle s’est retrouvée coincée au pont d’Assay (entre Beaulieu-sur-Loire et Châtillon-sur-Loire) à cause d’un manque de tirant d’eau et peut-être d’un « enrochement particulier ».

Ces premiers voyages servent en quelque sorte de test et vont permettre d’améliorer l’entretien de cette portion la plus problématique. Ce retour d’expérience va « compléter la naissance du réseau et rendre possible la montée en puissance du trafic », souligne Olivier Georges, le responsable du développement à Voies navigables de France.

Livraison de 150.000 tonnes de granulats par an

En effet, à terme, et notamment avec les travaux du futur Grand Paris qui offrent une réelle opportunité, les objectifs sont ambitieux : 150.000 tonnes de granulats par an en livraison, équilibrés par la même quantité évacuée ; trente-cinq péniches au gabarit Freycinet de 250 tonnes adaptées à toutes les voies navigables circulant à raison de deux allers et retours par mois ; et, cerise sur le gâteau, la construction de bateaux de 300 tonnes afin de compléter la flotte Freycinet et gagner en capacité ainsi qu’en économies d’énergie.

(*) Le gabarit Freycinet est une norme européenne régissant la dimension des écluses de certains canaux, mise en place en 1879. Les bateaux au gabarit Freycinet ne doivent pas dépasser 38,5 mètres sur 5,05 mètres.

Bernard Guillard

Voir en ligne : Le fret reprend sur le pont-canal de Briare

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Article paru le 25/05/2015 dans La Républiqte du Centre
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