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Un levage spectaculaire sur la Seine

mercredi 11 juin 2014, par Jacques ROMAIN

Le batardeau de l’ancien barrage de Chatou a été démonté. Une étape importante dans un chantier au long cours.

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Une grue de 500 t montée sur une barge était nécessaire pour lever le batardeau
© VNF - Luc Jean-Marie -

A peine le nouveau barrage de Chatou en aval de Paris achevé (voir notre article) qu’a débuté la seconde phase du chantier : la démolition de l’ancien ouvrage datant de 1933. Commencé fin 2013, interrompu durant les mois d’hiver à cause des risques de crue, ce chantier de déconstruction confié à Bouygues Travaux Publics a vécu une étape importante ce vendredi 23 mai 2014 avec le levage et la dépose du batardeau.

Cette pièce métallique lourde de 160 t et longue de 33 m était plongée dans la Seine pour obturer une des trois portes du barrage lors des travaux de maintenance. C’était le plus gros morceau à lever. « Ce batardeau était mobile. Il se déplaçait le long d’un portique. Nous avons d’abord enlevé les éléments mécaniques, puis des éléments en béton avant de pouvoir le soulever » relate Domingos Goncalves, directeur travaux chez Genier Deforge, en charge de la démolition. Pour ce coup de crochet spectaculaire, il fallait des moyens exceptionnels.

C’est le belge Sarens qui les a fournis avec une grue sur chenilles Terex CC2500 d’une capacité de 500 t montée sur un double ponton. Solidement amarrée et ancrée, cette plateforme flottante est constituée de ballast. Un système de pompe à très gros débit rempli et vide ces caissons pendant le levage lui-même pour équilibrer l’ensemble lors du mouvement de la charge. Celle-ci a été déposée sur une barge puis évacuée par voie d’eau pour ferraillage.

La plus grande pelle de démolition

Après le départ de la grue, d’autres engins impressionnants vont arriver, à commencer la plus grande pelle de démolition de France, une Komatsu PC 1250 appartenant à Genier Deforge dont l’équipement monte à 55 m.

Elle aussi opérera depuis un ponton flottant pour grignoter le béton de l’ouvrage dont les morceaux tomberont dans la Seine avant d’en être dragués. Puis c’est une Liebherr 974 qui prendra le relai, équipée d’un marteau hydraulique de 7,5 t modifié pour travailler sous l’eau. Guidée par un sonar elle s’attaquera aux piles immergées du barrage qui seront détruites jusqu’au radier.

« C’est la première fois de ma carrière que je mène une opération de démolition sur l’eau, admet Domingos Goncalves. J’ai d’abord eu un peu peur de l’inconnu, puis j’y ai pris goût et maintenant je suis fier de ce que nous faisons ». Fin de l’opération prévue cet automne, avant la montée des eaux.

Voir en ligne : Lire l’article dans le MONITEUR

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