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Roanne. Le canal Roanne-Digoin : un enjeu touristique et commercial !

mercredi 10 juillet 2013, par Jacques ROMAIN

Roanne. Le canal Roanne-Digoin : un enjeu touristique et commercial

Développement. « VNF dépense environ 500 000 euros par an pour entretenir le canal, mais il faudrait de 11 à 14 millions d’euros pour le restaurer complètement », selon Jean-Paul Defaye, président de l’Entente interdépartementale du canal Roanne-Digoin.

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Jean-Paul Defaye, président de l’Entente interdépartementale du canal de Roanne à Digoin.
Crédit Photo : Alexandre Petetot

« L’Entente est une association dont le but est de promouvoir et de valoriser la canal, avec des investissements et un entretien assurés par VNF, Voies navigables de France », rappelait dans un premier temps l’élu, avant d’aborder plusieurs points.

Tout d’abord, il faut savoir que la structure associative a notamment la charge de la gestion des écluses. « Elle est assurée du 1er avril au 31 octobre et cela représente un coût de plus de 40 000 euros, à la fois pour la Loire (48 % du montant), l’Allier et la Saône-et-Loire. »

Au niveau du tourisme, une plaquette promotionnelle était réalisée en 2012 puis réactualisée en 2013, avec des traductions en anglais, allemand et néerlandais. « Cela a nécessité un investissement de 4550 euros pour 5000 exemplaires distribués à 80 partenaires environ. » Par ailleurs, l’Entente affirme travailler en bonne intelligence avec l’autre association concernée, à savoir « Le canal de Roanne à Digoin ».

Concernant le pouvoir d’attraction du canal, « nous avons constaté une stagnation de la fréquentation ces dernières années, mais la Lyonnaise des eaux annonce de meilleurs chiffres pour 2013 », confie Jean-Paul Defaye. En outre, l’arrivée d’une véloroute-voie verte prévue pour 2015 contribue à envisager l’avenir avec le sourire.

Autre dossier passé en revue, l’éventuelle reprise de l’activité commerciale du canal est de plus en plus mise en avant. Elle a ainsi fait l’objet de plusieurs réunions entre élus, membres de la CCI, de la batellerie, de VNF ou encore d’associations de plaisanciers. « Aujourd’hui, personne n’est contre mais nous attendons des garanties écrites de la part de VNF, pour ce qui est de la faisabilité technique. Il nous faut des engagements concrets ».

Dans l’optique de dégager un marché potentiel, des questionnaires seront envoyés aux entreprises roannaises et la CCI relancera ensuite celles s’étant déclarées plutôt favorables au transport de marchandises par péniche. En outre, « le sel de déneigement du secteur roannais arrive du sud par bateau à Villefranche-sur-Saône, alors pourquoi ne pas aller jusqu’à Roanne ? » interroge le président de l’Entente.

Enfin, même si le rythme envisagé ne serait que d’une, voire deux péniches par semaine, les investissements nécessaires restent lourds. « VNF dépense environ 500 000 euros par an pour entretenir le canal, mais il faudrait de 11 à 14 millions d’euros pour le restaurer complètement. Quant au désenvasement du port, il faudrait tout de même investir trois millions d’euros ». Des sommes conséquentes qui donnent matière à réflexion.

Voir en ligne : Lire l’article dans "Le Progrès"

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