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Pétition pour l’amendement de la LEMA (Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques) // The petition in favour of a revision of the LEMA

lundi 16 juin 2014, par Guy TOYE, Jacques ROMAIN

La loi française sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA), promulguée en 2006, comporte le principe de continuité écologique, défini comme la libre circulation des espèces et des sédiments sur les cours d’eau. Le Conseil d’Etat, lui-même, affirme que cette exigence ne figure pas dans la DCE, la directive cadre européenne sur l’eau.

De ce fait, l’application stricte de la LEMA a des conséquences socio-économiques catastrophiques : suppression de la plupart des usages existants sur les cours d’eau et impossibilité de développer leurs formidables potentialités dans la transition énergétique et le tourisme. De plus, la continuité écologique n’a aucun impact sur l’inacceptable qualité chimique des eaux de surface, principale menace pour la santé des êtres humains et des poissons.

Les arguments exposés dans le texte joint dressent un constat irréfutable de l’iniquité de la loi qui profite exclusivement aux espèces vivant dans l’eau hors des périodes d’étiage et impacte très gravement l’ensemble des activités humaines. Ils démontrent que le retour aux cours d’eau naturels est une ineptie et une erreur grossière et qu’au contraire, les cours d’eau aujourd’hui nécessitent d’être mieux protégés, aménagés et maitrisés. Pour quelques associations écologiques qui fantasment sur le retour à l’état naturel des cours d’eau tel qu’il pouvait prétendument l’être au XVIIIe siècle et qui font pression sur les pouvoirs publics pour une application stricte de la loi, pouvons-nous accepter l’anéantissement de toute l’économie existante et potentielle liée aux cours d’eau ? LA REPONSE EST NON. Il existe des solutions plus respectueuses de l’intérêt général conciliant tous les aspects économiques et les emplois qu’ils génèrent avec la bonne santé des poissons sédentaires et migrateurs. Des pays européens ayant les mêmes objectifs que la France les mettent en œuvre.

C’est la raison pour laquelle nous demandons l’amendement de la LEMA afin de faire de la lutte contre la pollution chimique une priorité absolue et de préserver l’équilibre des usages actuels et à venir avec les objectifs environnementaux.

Vous qui êtes déjà engagés dans des procédures judiciaires, vous acteurs et usagers de l’eau, associations de sports et de loisirs aquatiques, syndicats de rivière, syndicats d’AEP, professionnels du tourisme fluvial, agences et offices de tourisme, collectivités territoriales, industriels, producteurs d’énergie renouvelable, irrigants, transporteurs, particuliers attachés au patrimoine, partisans d’une écologie raisonnée et humaniste, unissons-nous pour faire entendre nos voix. Participons à la pétition organisée sur le site afin d’obtenir l’amendement de la LEMA. Le nombre de signatures récoltées déterminera notre représentativité et notre force pour mener le combat jusqu’au Parlement.

Ne doutant pas que vous partagez notre analyse et notre indignation sur l’iniquité de la loi en vigueur, nous vous remercions de votre soutien.


Le sénateur du Cher se fait le porte-voix de la pétition auprès du gouvernement

Lire le texte complet de la pétition en pièce jointe


The French law of 2006 was drafted, it was affirmed, to reflect the latest changes in the relevant European Directives governing “Water and Aquatic areas”, including the principle of “ecological continuity”. This is defined as permitting the “free circulation of species and sediment along the water courses”. The French Supreme Court (Conseil d’Etat), no less, has now pronounced that this requirement does not, in fact, figure in the relevant European Directive that is the basis for the new French law. However, as a direct result of this gratuitous application of a requirement that does not, in fact, exist in the original European text, there have followed certain disastrous socio-economic consequences : the suppression of the majority of existing applications linked with the use of water power and the resulting virtual impossibility of developing any consequent possibilities of energy production or certain activities linked with tourism. Further, achieving this so-called ‘ecological continuity’ will have absolutely no impact on the unacceptable levels of chemical pollution of the surface water – which is the principle threat to human and animal health in our watercourses. The counter-arguments advanced in their paper by the Association for the Defence and the Tourist Development of the River Cher set out an irrefutable case demonstrating the totally unjust nature of this law, which benefits exclusively aquatic species living below the water-line and has a serious effect on human activities. They show that the concept of returning to a system based on a return to “natural water courses” is a nonsense, a serious mistake, and that, on the contrary, water courses today actually need to be better protected, managed and controlled. In order to assuage the agitations of certain so-called ecological associations, that entertain the fantasy of a “return to the natural state”, as is supposed to have existed in the 18th Century, and pressurise the powers-that-be to enact the strict application of this aspect of the law, should we accept the disappearance of the economic activities arising from the present state of our water courses and severely limit any future developments ? The answer must be a resounding “NO !” There are certainly alternative solutions, more respectful towards the general interest, that would reconcile better our economic interests and the jobs that these generate with the conditions required for the healthy development of the existing native and migratory species. Other European countries, with the same overall objectives as France, are already applying such alternative solutions. We should follow the same path. It is for these reasons that we request that this law (LEMA) be amended in order that it concentrates on the fight against chemical pollution, which is, after all, THE priority to keep the equilibrium between existing and future uses and our common environmental objectives regarding the purity of water and its environment. Those of you who are already engaged in judicial procedures, you who are actors and users of our water, sports and other aquatic leisure activities, this is a general appeal to all those concerned with waterways in France, including professionals, local authorities, individual users, etc., join us in order to make our collective voices heard. Participate with us by signing the petition on our site in favour of a revision of the LEMA. The number of signatories will be the indication of the weight of our representations and the strength behind our fight to reach the deciders in Parliament. In the confident belief that you will agree with our analysis and share our indignation at the unjust nature of the law as it stands today, we thank you for your support.

Translated by Guy TOYE

Voir en ligne : Signez notre pétition en ligne

Documents joints

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