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Baptême de l’air pour les bateaux

vendredi 23 août 2013, par Jacques ROMAIN

NAVIGATION ■ La circulation des bateaux est coupée entre Sens et Rosoy, jusqu’au 30 septembre

Par Pascale De Souza : pascale.desouza@centrefrance.com

Voies navigables de France (VNF) a pris en charge les cas les plus urgents des plaisanciers bloqués avec leurs bateaux en amont de Sens, hier.

« Je suis très surpris car j’ai appelé hier matin (ndlr, mercredi) et l’après-midi, on m’a dit qu’on venait chercher le bateau ce matin, à 8 heures », se réjouissait hier Antoine Milian. Propriétaire d’un bateau d’une dizaine de mètres, ce plaisancier originaire de l’Yonne s’est arrêté à Migennes, après qu’un accident de chantier est intervenu au barrage de Saint-Bond , à Sens, le 8 août (nos éditions des 12, 13 et 20 août).

Les écluses ferment plus tard, ce soir

La préfecture a pris un arrêté pour stopper la navigation jusqu’au 30 septembre, tandis que Voies navigables de France (VNF) a relayé l’information auprès des batelleries et invité les navigants en difficulté à se signaler [1] . Vingt l’ont fait. 19 plaisanciers et un professionnel. « Nous avons des situations très hétéroclites », a noté le sous-préfet Hamel Francis Mekachera, hier, lors d’une conférence de presse avec des représentants de VNF, la DREAL, la gendarmerie et la police de l’eau. Qui appellent des accompagnements et des indemnisations variés. « C’est du cas par cas. »

Le convoi commercial circulait à vide. En vacances, son propriétaire est coincé à Étigny. « Pour les bateaux marchands, VNF prévoit une indemnisation forfaitaire et d’éventuels ajouts », indique Alain Monteil, directeur territorial du bassin de la Seine. Concernant les 19 plaisanciers, six habitent leur bateau, dont Antoine Malian, basé à NogentsurMarne.

« Nous avons identifié quatre cas urgents, qui doivent reprendre le travail lundi à Paris et en région parisienne », précise Alain Monteil. VNF a décidé de les sortir de l’eau et de leur faire traverser le bief par la route. L’opération a démarré hier matin, avec les trois plus petits bateaux, bloqués à Migennes et Villeneuve-sur-Yonne.

Tout doit être fini aujourd’hui. Les embarcations doivent en effet passer l’écluse de Couvray (Essonne) avant que la petite Seine soit en chômage, lundi prochain. Exceptionnellement, les écluses de l’Yonne, en aval de Sens, fermeront donc leurs portes ce soir à 20 heures, au lieu de 18 heures.

Plus de 1.500 € HT

La quatrième urgence concerne un bateau de 15 mètres et 35 tonnes, qui ne peut partir de Sens. Il faudra le conduire jusqu’à Évry (91). Peut-être la semaine prochaine. Les propriétaires des deux autres bateaux logements, à quai à Joigny, vont les abandonner temporairement et rejoindre Paris en train.

La situation des 13 autres plaisanciers est contrastée. « Certains n’ont pas redonné signe de vie. D’autres ont demandé à être accompagnés », précise HamelFrancis Mekachera. L’accompagnement sera à la charge de VNF, qui se retournera vers l’assurance du chantier de Saint Bond . Sachant que le transfert routier d’un bateau de 810 mètres coûte de 1.500 à1.800 € HT. VNF étudiera ensuite, au cas par cas, les préjudices subis pour d’autres indemnisations. ■

Voir en ligne : Baptême de l’air pour les bateaux

Portfolio

Article paru dans "L'Yonne Républicaine" le 23/08/2013

Notes

[1] Contact : 03.86.83.16.30.

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