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Aménagement. Un nouvel élan autour du canal de Roanne à Digoin !

dimanche 21 octobre 2012, par Jacques ROMAIN

Canal : une voie à suivre

Créée en décembre 2011 afin de donner une nouvelle impulsion à la voie d’eau, l’association Le canal de Roanne à Digoin a terminé sa phase d’études. Onze priorités ont été définies.

Ils ont bien travaillé les responsables de l’association "Le canal de Roanne à Digoin". Dix mois après la création de cette entité qui regroupe les élus de toutes les communes et communautés de communes bordant la voie d’eau, Roanne exceptée, un carnet de route précis a été tracé. Objectif : préserver ce patrimoine menacé et en refaire un vrai lieu de vie. « On veut que nos populations se réapproprient ce canal, qu’il devienne un outil d’aménagement du territoire pour créer de nouvelles activités et dynamiser nos villages », résume Jean-Claude Ducarre, vice-président.

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L’association « Le canal de Roanne à Digoin » représentée par la Présidente Christiane Longère, Jean Claude Ducarre, maire de Melay, Gilles Berrat
photo "Le Progrès.fr" du 18/10/2012

Les séminaires organisés tout au long de l’année avec les acteurs locaux du tourisme ont permis de cibler les actions à mettre en place. Et définir les priorités. Car comme le rappelait justement la présidente Christiane Longère, « le nerf de la guerre, c’est l’argent ». Sur ce point, l’association pourrait avoir trouvé un allié précieux : le Massif Central. Le dossier de financement déposé auprès de la Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (Datar) a été jugé recevable par l’administration. « On remplit les critères d’éligibilité », se félicite la présidente.

Priorité à l’entretien

En tout, ce sont près de 6 millions d’euros de subventions qui ont été demandées pour les onze actions du projet. Les deux tiers, près de 4 millions d’euros, concernent la première urgence : l’entretien du canal. Une somme qui pourrait s’ajouter aux 600 000 € que VNF (Voies Navigables de France) met déjà sur la table chaque année. « Car si on ne fait rien aujourd’hui, à quoi va ressembler le paysage dans dix ans ? », interroge Alain Doucet, vice-président. Son collègue Jean-Claude Ducarre insiste lui aussi sur la nécessité d’agir vite. « Il faut commencer par un entretien sérieux du canal avec d’importants travaux de remise à niveau ».

La réalisation des onze actions (voir détail ci-dessous) répertoriées par l’association dépendra bien sûr du montant de l’enveloppe attribuée. Si la réponse de la Datar est attendue d’ici la fin d’année, Christiane Longère se projette déjà vers l’avenir. « De 2013 à 2015, nous aurons deux ans pour réaliser ces projets. Il nous reste encore beaucoup de pain sur la planche ». La mobilisation importante des élus désormais structurés et réunis autour d’un projet de valorisation constitue en tout cas un atout de poids.

Les onze actions répertoriées par l’association

  1. Entretien : une remise à niveau technique afin de « booster la rénovation du canal », selon les mots de Jean-Claude Ducarre. C’est la priorité.
  2. Mise en valeur paysagère : ouvrage à rénover, bâti à mettre en valeur, essences rares à mettre en évidence, l’aspect visuel doit être soigné.
  3. Aménagement des haltes nautiques : six pourraient être créées ou améliorées à Chassenard, Luneau, Chambilly, Artaix, Melay et Mably.
  4. Réhabilitation de la maison du garde d’Avrilly : à l’abandon, elle pourrait servir de point d’accueil, de vitrine du canal. « Si on arrive à faire ça, on sera visible », explique la présidente.
  5. Plan de signalisation touristique : son objectif est de renvoyer sur les atouts du territoire « pour que le canal ne vive pas replié sur lui-même ».
  6. Projet d’itinérance douce sur le chemin de hallage : il serait complémentaire à la Voie Verte et permettrait de réaliser différentes boucles entre Marcigny et Roanne. « L’idée est de garder les touristes sur le territoire », explique Jean-Claude Ducarre.
  7. Ouverture sur les territoires : faire connaître la gastronomie et les terroirs, tel est l’intérêt avec par exemple l’organisation d’un pique-nique géant.
  8. Mise en œuvre d’événement culturel : créer un festival musical naviguant ? Pourquoi pas. « L’idée est de faire parler du canal ».
  9. Communication : la création de supports, une étape indispensable.
  10. Création d’un site internet.
  11. Accompagnement technique et animation : la création d’un poste permettrait de faire vivre ces actions.

Voir aussi : Les communes et Voies Navigable de France (VNF) se mobilisent pour l’avenir du canal

Voir en ligne : Canal : une voie à suivre

Portfolio

l'article paru dans le "Journal de Saône-et-Loire" le (...)
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