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Bilan du débat public - Mise à grand gabarit de la liaison fluviale Bray/Seine-Nogent/Seine
lundi 16 avril 2012, par
"Saisie le 6 janvier 2011 par le directeur général de Voies navigables de France (VNF) sur le projet de mise à grand gabarit de la liaison fluviale entre Bray-sur-Seine et Nogent-sur Seine, la Commission nationale du débat public (CNDP) a décidé le 2 mars 2011 d’organiser elle-même un débat public et d’en confier l’animation à une commission particulière (CPDP). ...
Le projet
Ainsi que VNF le précise dans le dossier de présentation, ce projet, envisagé depuis une trentaine d’années, « vise à étendre le réseau navigable à grand gabarit du bassin de la Seine, en le prolongeant de Bray-sur-Seine à Nogent-sur-Seine. Il s’agit d’aménager un tronçon de 27 kilomètres à partir de l’écluse de la Grande Bosse, située à l’aval immédiat de Bray-sur-Seine, de telle sorte que des péniches à grand gabarit puissent accéder aux ports de Nogent-sur-Seine ». Ce tronçon, qui s’inscrit dans le périmètre de la vallée de la Bassée s’étendant de part et d’autre de la Seine entre l’Yonne à l’ouest et l’Aube à l’est, concerne 25 communes au sein des départements de la Seine-et-Marne et de l’Aube.
Trois objectifs et quatre contraintes
Pour VNF, ce projet se donne trois objectifs prioritaires :
répondre à une demande de transport en développement (en 10 ans - de 2001 à 2010 - le trafic a triplé pour atteindre 350 millions de tonnes-kilomètres, augmentation concernant avant tout des produits agricoles et les granulats),
permettre le passage à des bateaux de 1 000, 2 500, 3 000 ou 4 000 tonnes jusqu’ à Nogent-sur-Seine afin de répondre à l’évolution des gabarits de la flotte constatée au niveau européen,
réduire les émissions de gaz à effet de serre (en rendant le transport fluvial plus attractif par rapport au transport routier, le projet participe à la lutte contre le réchauffement climatique prôné par le Grenelle de l’environnement2).
La poursuite de ces objectifs nécessite de :
respecter le patrimoine naturel de la vallée de la Bassée (en évitant d’une part que le futur tracé de la voie navigable empiète sur le réservoir de biodiversité que représente cette zone humide, d’autre part de modifier le régime hydraulique de la Seine),
maintenir une neutralité hydraulique en période de crue (en respectant le régime hydraulique de la vallée de la Bassée afin, entre autres, de ne pas accroître les risques d’inondation des zones urbaines de l’Île-de-France),
protéger la ressource en eau (en ne portant atteinte ni à l’alimentation de la nappe d’eau de la Bassée ni à l’approvisionnement en eau des communes, des exploitations agricoles et des industries),
préserver le cadre de vie des populations (caractérisé notamment par des paysages ruraux - marqués de canaux, de cours d’eau et de bras morts de la Seine - au sein desquels des activités de loisirs sont appelées à se développer)..."
A voir également : Rénovation des écluses de la Petite Seine, en pièce jointe
Voir en ligne : Lire le compte-rendu complet (pdf 6,5 Mo) ici :
