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Sur l’Oise, les bateliers se préparent déjà à l’ouverture du canal Seine-Nord Europe

samedi 21 mai 2011, par Jacques ROMAIN

Sur l’Oise, les bateliers se préparent déjà à l’ouverture du canal Seine-Nord Europe

"Les bateaux qui naviguent sur l’Oise, Eric Michel les connaît tous par leur nom. Trente ans qu’il exerce son métier, dont une grande partie passée sur le bassin de la Seine, entre Rouen et Compiègne. Bientôt, il croisera sur sa route des bateaux venus de Dunkerque, Anvers ou Amsterdam : tous ceux-là auront transité par le canal Seine-Nord Europe, qui doit relier, à partir de 2017, le bassin de la Seine à tout le nord de l’Europe, ses grands ports et ses nombreues voies navigables. Ces 106 km entre Compiègne, dans l’Oise, et Aubencheul-au-Bac, dans le Nord, permettront le transit des gabarits importants.

Eric Michel le sait, la concurrence sera rude. "Il va y avoir beaucoup plus de gros bateaux qui vont arriver, prévoit-il, pour la bonne raison qu’à l’étranger, il n’y a que ça…" Des grands gabarits, très prisés des clients du transport fluvial. "Les chargeurs souhaitent avoir des gros bateaux pour pouvoir négocier les prix de transport : ils savent très bien que la rentabilité [y] est plus élevée", explique Eric Michel. Pour lui, c’est clair, "seuls les gens bien équipés s’en sortiront". Péniche affrêtée par PSA

LES CONDITIONS DE NAVIGATION, PRINCIPAL SOUCI DES BATELIERS

Associé à son fils et son neveu, Eric Michel est à la tête de trois sociétés : trois bateaux de 1 200 à 1 800 tonnes qui transportent essentiellement des matériaux de construction, mais aussi de la ferraille, du blé, selon les besoins des courtiers. Lui s’occupe du plus gros, qui peut transporter vrac et containers. La main sur les leviers de commande, l’œil sur la rivière, il passe une grande partie de son temps au téléphone, à gérer ses transports directement avec ses clients réguliers ou avec les courtiers qui lui permettent de combler les trous. "Pour moi, Seine-Nord, c’est bien. Ça va développer énormément de travail, admet-il. Le seul souci, c’est qu’ils [1] sont partis sur des mauvaises bases…"

Voir en ligne : la suite de l’article sur le site du Monde

Notes

[1] les responsables du projet

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